Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 13:02

Et bien, il en aura mis du temps et enfin le voici le voilà, pour vous, mon blog de merveilles.

Vous y retrouverez toutes mes chroniques sur l’actualité culturelle, des expositions, des pièces de théâtre qui sont à l’affiche, sans oublier les livres que j’ai dévoré.


C'est avec le plus grand plaisir et peut-être  un peu d'angoisse que j'attends vos commentaires.

Alors en attendant de vous retrouver, je vous souhaite tout  plein de merveilles....

Par Aurore Bouter - Publié dans : Actualités
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 12:49

Petit Prince Pop UpC’est en une matinée pluvieuse de ce mois de décembre, parcourant les rayons d’une librairie que nous sommes tombés nez à nez ! Oui, Le Petit Prince se tenait juste en face de moi. Et non je ne suis pas folle.

Je sais bien que cela fait plus de soixante ans que ce classique « tient le haut du rayonnage » des librairies, mais cette fois-ci, il est tout autre : le même mais quelque peu différent. Il a pris du volume…

 

La première fois que je l’ai pris entre mes mains, nous étions de la même taille. Pour un anniversaire, ma mère me l’avait offert : je devais avoir 10, 11 ans. Je l’ai lu, en partie je crois. Je ne comprenais pas où l’auteur voulait en venir, ni l’intérêt de l’histoire : un aviateur perdu dans le Sahara qui rencontre un petit prince qui aime une rose !

Franchement, il a plus exaltant comme lecture.

Et voilà comment il traîna dans ma bibliothèque durant sept longues années sans jamais personne pour s’intéresser à lui.

 

Et puis à force d’en entendre parler, beaucoup par ma maman, je décidai de tenter une réconciliation. Avec beaucoup d’appréhension.

Peut-être allait-il m’en vouloir de l’avoir délaissé ? Et de mon côté la peur qu’il ne me délivre pas son secret. Autour de moi tout le monde semblait être dans la confidence. Le miracle survint : Le Petit Prince m’avait tout dit, beaucoup en tout cas.
Je ne me lasse pas de sa présence, de sa lecture, l’emmenant à mon tour partout dans mes voyages comme un fétiche.

 

Bien sur je m’intéresse aux autres œuvres de son créateur, pour qui j’ai une grand admiration, mais aucunes n’arrivent à sa cheville.

A chacune de ces relectures, il s’effeuille donnant une nouvelle dimension à son histoire, s’adaptant presque à chaque fois à la mienne. J’ai puisé en lui la force parfois d’avancer, de me battre, de passer au dessus des différences, …. Mais avec le temps on se lasse parfois, et le doute nous assaille.

 

Alors pour alimenter mon amour, je lui suis infidèle, enfin pas complètement.

Pas très favorable à l’adaptation en BD par Joann Sfar, elle est quand même dans ma bibliothèque. Un peu oubliée, il s’est bien défendu pourtant, même si la magie n’est pas au rendez-vous.

J’ai acheté la nouvelle édition, avec les illustrations originales de la toute première publication en 1943 aux Etats-Unis.

Mon petit prince à moi, m’a offert l’album de la pléiade de Saint-Exupéry, pour compléter ma collection de hors-séries, afin de mieux apprendre à le connaître.

Et aujourd’hui Le Petit Prince fait du pop up !

 

En cette matinée pluvieuse, il est là devant moi.  Quel plaisir de se laisser de nouveau surprendre par son apparition. Se laisser envahir par l’émotion : toujours aussi beau après tant d’années. Merveilleux sur sa couverture blanche à reliure rouge, écharpe dans le vent.

Toutes ces illustrations qui s’ouvrent, se déplient, se dévoilent, au fur et à mesure des pages, de son histoire.

 

Mon cœur bat la chamade. Ce Petit Prince, je l’aime c’est sûr.

 

 

 

P.S : Si certains parleront de coup marketing, je pense personnellement qu’il s’agit là d’une belle revanche d’Antoine de Saint-Exupéry sur les éditions Gallimard.

 

 

Par Aurore Bouter - Publié dans : Petites perles
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 12:13

Voilà un mois que le prix Goncourt a été décerné, un mois que je passe devant sans me décider. Peut être est-il temps de sauter le pas.

Car malgré la polémique, les critiques de Trois femmes puissantes de Marie Ndiaye sont élogieuses.

 

Après avoir feuilleté le livre : trois parties égal trois femmes.

Départ immédiat pour le premier chapitre.

Norah jeune femme métisse vivant en Europe, plus particulièrement en France, s’en va voir son père à Dakar, Sénégal, sur la demande express de celui-ci. Si elle redoute la confrontation avec cet homme égoïste, pour qui elle n’a jamais eu d’affection, ce différent familial n’est rien à coté de ce qui l’attend.

Cette première partie est fastidieuse. L’écriture est lente, morne voire sans vie. D’après les critiques il s’agirait d’un style dit introspectif mêlant réalisme et superstition. Mais pour quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds en Afrique, que peut donc lui évoquer un flamboyant, un homme percher dessus tel un oiseau ? Rien.

Deuxième femme, deuxième partie. Fanta, professeur de littérature à Dakar, suit son mari Rudy en France, dans le sud-ouest. C’est à travers le regard de ce dernier que l’on découvre cette femme, stoïque, gardant la tête haute en toutes circonstances. Et tandis qu’elle regarde ses rêves s’envoler, notre anti-héro est poursuivit par un corbeau. Volatile qui lui rappelle sans cesse ses promesses non tenues. L’écriture de l’auteur se veut, une nouvelle fois,  apathique, renforçant le sentiment d’oppression voire d’enlisement de la situation. Mais n’est-ce pas là le fond de ce deuxième opus ?

Troisième femme, dernière partie. Khady Demba, jeune veuve chassée par sa belle famille, tente le voyage sans retour de l’exil. Des trois, certainement l’histoire la plus dure, la plus vivante, celle de l’espoir et de l’honneur malgré les mauvais tours que son périple lui réserve. Si le corbeau s’avère être de mauvaise augure dans le précédent chapitre, il représente ici l’espoir, l’envol vers un nouvel ailleurs.

 

Certes Trois femmes puissantes, prix Goncourt 2009, semble faire l’unanimité des critiques, mais il n’a en moi aucun écho. Les seules questions que je me sois posée tout au long du récit, furent : où l’auteur veut-elle m’emmener ? Que cherche-t-elle à me dire ? Trois parties comme pour les trois temps de la vie ?

Si je pense avoir trouvé quelques éléments de réponses, je reste cependant sceptique, peu convaincue voire imperméable au roman de la seulement, dixième lauréate du prix Goncourt en presque 100 ans.

Par Aurore Bouter - Publié dans : Bouquins
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 12:14

Fauves et expressionnistesJardin du Ranelagh par un beau soleil d’automne.

Mon regard est attiré par une jeune fille tout de rouge vêtue, recouvrant la façade du musée Marmottan Monet : « Fauves et Expressionnistes  de Van Dongen à Otto Dix, chefs d’œuvres du musée Von Der Heydt ».

Fauves et Expressionnistes ? Voila bien deux mots que je n’aurai jamais relié à un quelconque courant pictural et piquent ainsi ma curiosité.

Que cache donc Jeune fille aux pivoines d’Alexej Von Jawlensky peinte en 1909 ?

 

Après avoir descendu l’escalier, la première chose qui saute aux yeux ; la couleur. Elle est partout, vive. La salle en forme de palette de peintre renforce cette idée comme si chaque tableau représentait une teinte. Bleu, jaune, vert, orange ou encore rouge sont omniprésents.

Et tandis que je me ballade de toiles en toiles, ne m’arrêtant que sur celles qui m’interpellent, je ne me sens pas à l’aise. Au départ je les trouve trop… candides, surtout les paysages. Je comprends bien qu’à travers la couleur, le but n’est pas de représenter la chose telle qu’elle est mais telle qu’ils la perçoivent. A mes yeux le message reste cependant flou, comme leur peinture.

 

Quelques œuvres captent tout de même mon attention. Peut-être les moins colorées comme l’Autoportrait au pentagramme d’Otto Müller peint 1912. Ou encore les caricatures d’Otto Dix comme A la beauté (1922) et qui un an plus tard peindra Leonie. Ou encore Max Beckmann et son Grand numéro de variétés avec magicien et danseuses, peint en 1942.

Quatre tableaux pour illustrer la rupture avec le conformisme des

Beaux-arts. Caricatures d’une société en plein changement, révolution industrielle, prémisse de la première guerre mondiale ; d’où le pentagramme à l’envers sur l’autoportrait d’Otto Dix.

Devant Max Beckmann, une vieille dame dit à son amie : « Que c’est laid ! Les Allemands manquent cruellement d’esthétique. Les italiens n’auraient jamais peint une chose pareille ! », véridique je vous l’assure.

Et pourtant, il ne transcrivait là que son sentiment de chaos et de désordre, dénonçant la politique du régime nazi qu’il fuit en 1937.

 

La seconde guerre mondiale mettra fin au courant expressionniste, essentiellement allemand, qui débuta en 1905 avec les fauves en France, faisant ainsi suite aux impressionnistes.

En ressortant, et encore aujourd’hui, je ne saurai dire si j’ai aimé cette exposition. Une chose est certaine, ce courant avant-gardiste longtemps décrié par certains, dit « dégénéré »par d’autres, faisait écho à son époque ; les Années Folles.

 

Aurore Bouter

 

Retrouvez cette chronique sur www.auroreetmerveilles.overblog.com

 

Informations :

Fauves et Expressionnistes de Van Dongen à Otto Dix, chefs d’œuvres du musée Von der Heydt.

Du 28 octobre au 20 février 2010.

 

Musée Marmottan Monet

2 rue Louis Boilly – 75016 Paris

Du mardi au dimanche de 11h à 18h, nocturne le mardi jusqu’à 21h.

Plein tarif : 9€, tarif réduit : 5€, moins de 8 ans : gratuit

Par Aurore Bouter - Publié dans : Seize & +
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 08:47

Il y a des semaines où l’on ferait mieux de rester couché. Eteindre téléphone, ordinateur  télévision et consorts. Peut être est ce cette pensée qui traverse l’esprit de notre ministre de la culture, Fréderic Mitterrand.

Petit bilan des faits : le 27 septembre, le cinéaste Roman Polanski est arrêté en Suisse. A notre ministre de la culture, de faire son premier faux-pas politique, prenant ouvertement la défense du cinéaste au nom de la culture, alors que ce dernier est accusé de viol, où pour être plus exacte de relation sexuelle avec une mineure dans les années 70 aux Etats-Unis.

Ainsi donc commence l’affaire Mitterrand /Polanski. Et alors même qu’elle aurait pu s’arrêter là ; sur des excuses de Fréderic Mitterrand, le front national ne sachant plus que faire pour se rendre visible,  crée la confusion le 10 septembre 2009 sur le plateau de Mots Croisés (France 2). Marine Le Pen, invitée de l’émission n’a rien trouvé d’autre pour illustrer son sujet « la castration chimique pour les pédophiles récidivistes» que de citer certains passages de Mauvaise Vie, livre parut en 2005 de notre actuel ministre de la culture.

Car si les arguments de Fréderic Mitterrand pour défendre Roman Polanski sont peu convaincants, « c’est un artiste », « au nom de la culture », et j’en passe, ceux de la fille du chef de fil du FN sont tous aussi mauvais, faisant une confusion des genres entre pédophile et pédéraste (au sens antique je m’entends). Dans son ouvrage, Fréderic Mitterrand nous dévoile certes son penchant pour les hommes, de son excitation sur les marchés aux putes de Thaïlande, nous parlant d’éphèbes et de jeunes garçons, mais jamais au grand jamais d’enfants au sens moderne du terme. Il s’agit là d’un livre, certes autobiographique, mais sorti bien avant sa nomination au gouvernement en juin 2009, et où il ne fait en aucune manière l’éloge du tourisme sexuel et autres perversités dont on veut bien le targuer. Ce qui est d’autant plus choquant c’est que journalistes et hommes politiques sont tombés dans le piège, habilement tendu par Marine Le Pen amenant Fréderic Mitterrand au centre de l’arène aux lions en demandant sa démission, confondant ainsi l’acte impardonnable de Roman Polanski avec les penchants de Fréderic Mitterrand.

Est-il donc le premier, notre neveu de président, qui pour cause de carcan familiale ou sociétale, de mauvaises manières, s’en va chercher ailleurs ce qu’il ne peut se permettre au sein même de la société dans laquelle il évolue ? Notre chère société bien pensante aurait-elle oublié le Marquis de Sade et Justine, et sans remonter au si loin André Gide et Si le grain ne meurt, entre autres?

De quoi est-elle donc choquée ? De savoir qu’un homme de la bourgeoisie s’accorde un peu de bon temps en payant des hommes ? Ne sait-elle donc pas que l’argent comme le pouvoir attirent, comme le miel les abeilles ?

Est-il nécessaire de citer des noms ?

 

Preuve qu’il s’agit bien là d’un simple coup de pub du front national pour se rappeler au bon souvenir des français avant les régionales. Bien joué !

 

Autre fait médiatique, la fameuse affaire Roman Polanski, qui mit le ministre de la culture en porte à faux.

Je ne reviendrai pas sur les raisons de son arrestation, vues précédemment. Mais la chose n’est pas aussi simple qu’il y parait. Quelque soit les faits qui lui soient reprochés, relation sexuelle avec une mineure ou tout simplement viol, il se doit, car il s’agit bien là d’un devoir de se soumettre à la justice américaine. Sur ce fait là je ne reviendrai pas estimant que ma pensée est assez claire.

Cependant une chose me taraude et comme le dirait un bon flic de série B : à qui profite le crime ou dans ce cas précis l’arrestation?

Certainement pas à Monsieur Polanski, jouissant en Europe d’une assez bonne popularité jusqu’à ce jour.

Aux Etats-Unis? A la Suisse? Revenons un an en arrière. La crise arrive par le biais des Etats-Unis. La banque Lehman and Brother, quatrième banque américaine se voit dans l’obligation de déposer le bilan. Et voilà la première vague de la crise. Beaucoup de secteurs sont touchés. En Europe les gouvernements tentent de sauver ce qui peut l’être, en renflouant certaines sociétés comme AXA pour la France, afin de préserver un peu d’équilibre. Cette aide de l’état est censée se faire en échange de la suppression des subprimes, parachutes dorés,  pour les traders et autres grands de ce monde; tandis que  nous, les petites gens, tentons de joindre les deux bouts, entre chômage technique, délocalisation et j’en passe. Les américains sont les premiers touchés, entre autre la ville de Denver dans le Colorado, véritable carrefour industriel, minier, ou encore des nouvelles techniques d’information. Tout cela se vérifie en constatant que le taux de chômage en février atteint 8,1% soit le plus haut aux Etats-Unis depuis 1983.

C’est dans ce contexte économique mondial, que la Suisse se retrouve obligée, le 18 février 2009 d’ouvrir son secret bancaire, en délivrant les noms de ceux qui ont déposé de l’argent chez elle.

Un an après, c’est l’arrestation en Suisse, de Roman Polanski sous mandat américain qui fait la une. Nos deux protagonistes sont toujours là : les Etats-Unis et la Suisse.

Et voilà ce que mon imagination, je vous l’accorde débordante, en a conclue.

30 ans que Roman Polanski a pris la fuite et est venu se réfugier sur notre vieux continent.

30 ans qu’il circule librement malgré le mandat international délivré contre lui. 30 ans que personne ne l’arrête jusqu’à ce jour.

Arrestation des plus médiatique : à la descente de l’avion alors qu’il se rendait au Festival de Zurich recevoir sa récompense pour l’ensemble de son œuvre. Pourquoi ?

1er constat : la Suisse en ces temps de crise doit redorer son image. Pointée du doigt comme le mauvais élève à qui l’on doit notre chaos économique, elle essaye de montrer sa bonne coopération avec le reste du monde.

2ème constat : comme l’ensemble des pays concernés, les Etats-Unis ont reçu leur liste de noms. Mais, et cela n’engage que moi, il doit y avoir des noms qui dérangent. Qu’il vaudrait mieux garder secret son peine d’un nouveau tôlé populaire après les traders, d’une perte de confiance du plus grand nombre envers son gouvernement.

Conclusion il faut occuper les citoyens, leur montrer que l’on agit. Quoi de mieux dès lors que ressortir les vieux dossiers, et d’autant plus s’il s’agit d’une personnalité publique ?

On est en droit de se demander si tout le tapage médiatique fait autour de lui n’est pas juste de la poudre aux yeux, afin de nous focaliser sur tout sauf l’essentiel.

 

Et voilà comment Roman Polanski apporte de l’eau au moulin de notre société politiquement correcte et bien pensante tandis que Fréderic Mitterrand dérange en mettant son grain de sel là où il n’aurait pas du, écrivant ce que d’autres font en cachette.

Ainsi va le monde victime de sa sur-médiatisation. Aveugler par le spectacle qui nous ai donné de voir : « Du pain et des Jeux ! » comme le disait si bien César, on en oublie parfois de faire « fonctionner nos petites cellules grises » dixit Hercule Poirot.

 

Par Aurore Bouter - Publié dans : Actualités
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